Elles font le numérique
#5 : Rencontre avec Gwladys Raven
INRIA.FR
Elles font le numérique

Histoire et parcours
Peux-tu nous retracer ton parcours ?
Après un baccalauréat scientifique spécialité maths, j’ai suivi une licence de mathématiques à Nantes, puis une année de préparation pour le CAPES (certificat d’aptitudes au professorat de l’enseignement du second degrés). Ensuite, je suis venue à Bordeaux pour faire un master de mathématiques appliquées à la biologie médicale. Après ce master, j’ai débuté ma thèse en trois ans au sein de l’équipe-projet Carmen du Centre Inria de l’université de Bordeaux puis enchaîné avec un postdoc à l’IHU Liryc à Pessac, en électrophysiologie cardiaque. Puis j’ai finalisé mon parcours avec un autre postdoc en tant qu’ingénieure dans l’équipe Memphis.
Après ces expériences j’ai travaillé pendant six mois en tant que data scientist en électrophysiologie végétale, dans une entreprise privée nommée Vegetal Signals. La mission de cette startup est de mettre au point et développer des solutions de monitoring dans les vignes, grâce au machine learning, afin de pouvoir suivre le stress hydrique, les maladies et la maturation.
Enfin, j’ai passé le concours pour devenir ingénieure de recherche au SED (service expérimentation et développement) et lorsqu’un poste s’est ouvert, j’ai pu rejoindre Inria en février 2023, toujours à Bordeaux.
Rejoindre le monde de la recherche a toujours été une évidence au cours de ton parcours ?
Pendant de nombreuses années, j’ai envisagé de devenir professeure de mathématiques au collège ou au lycée. En dernière année de licence, j’ai réalisé que mon intérêt portait davantage sur la pratique des mathématiques elles-mêmes que sur l’enseignement à proprement parler. C’est une réflexion qui a pris du temps et m’a conduite à préparer le CAPES, tout en restant ouverte à d’autres voies professionnelles.
Comme je voulais donner une application concrète aux mathématiques et que j’ai toujours été intéressée par la biologie et la santé, j’ai choisi de m’orienter vers un master qui me permettrait d’étudier ces deux domaines de façon conjointe.
Mon arrivée dans le monde de la recherche s’est faite grâce à des opportunités et j’ai rapidement découvert un environnement stimulant et trouvé une grande liberté intellectuelle. Pour autant, mon souhait n’était pas de faire de la recherche académique, je ne voulais pas être maîtresse de conférences ni chargée de recherche.
Est-ce que la recherche est pour toi une passion ? Qu’est-ce qui te stimule dans cette démarche scientifique ?
Je ne sais pas si passion c’est le bon mot, mais j’adore ce que je fais, ça me plaît c’est sûr. J’aime particulièrement la dimension intellectuelle de mon travail, ainsi que le fait d’apprendre toujours quelque chose et d’avoir régulièrement de nouveaux problèmes à résoudre. C’est très stimulant.
Le site www.inria.fr met en avant les dernières actualités des équipes de recherche Inria.
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