Informatique

Elles font le numérique

#8 : Rencontre avec Emmanuelle Saillard

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Passionnée par les sciences depuis le collège, Emmanuelle Saillard s’est tournée vers la recherche après un parcours riche en bifurcations et en découvertes. Aujourd’hui chargée de recherche au sein de l’équipe-projet Storm du Centre Inria de l’université de Bordeaux, elle développe des méthodes pour rendre les programmes parallèles plus fiables et plus efficaces. Engagée dans la médiation scientifique et dans le programme « Moi informaticienne, moi mathématicienne », elle œuvre également pour encourager les jeunes filles à se projeter dans les métiers du numérique.

Histoire et parcours

Peux-tu nous retracer ton parcours ?

En 4ᵉ, je voulais être professeure de mathématiques grâce à un professeur qui m’a beaucoup marquée. J’ai suivi une classe préparatoire car on me l’avait présentée comme « la voie royale », mais j’ai vite compris que préparer des concours d’ingénieurs ne me correspondait pas.

J’aimais la physique-chimie, un peu moins les maths, et j’ai envisagé plusieurs pistes, dont une carrière d’astrophysicienne ! Finalement, je me suis orientée vers un parcours maths-informatique. J’avais eu un premier déclic pour l’informatique en 3ᵉ, lors d’un concours où j’avais dû créer un petit site web : j’avais adoré.

En licence, j’ai découvert l’ampleur réelle de l’informatique : systèmes d’exploitation, programmation… Avec en prime un début compliqué (« je n’ai rien compris à mon premier cours de Java »). Mais j’ai persévéré. Par la suite, j’ai découvert la cryptographie : j’étais fascinée, je me voyais déjà en train d’hacker, je m’imaginais décoder des messages secrets… C’est pourquoi j’ai repéré et postulé au Master en informatique de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Je me projetais déjà, sans le savoir, vers la recherche.

Donc c’est ton stage qui t’a menée vers la recherche ?

Oui. J’ai rencontré un professeur passionné qui est devenu mon encadrant de thèse. J’ai découvert un environnement où l’on discute, où l’on brainstorme, où l’on met ensuite les idées à l’épreuve, collectivement. Un cadre de travail où les échanges sont particulièrement vivants et j’ai réellement adoré ce milieu !

J’ai donc choisi d’orienter mon parcours dans ce domaine et ma deuxième année de master était Master 2 (plutôt algorithmique, sans matière dédiée au HPC que je fais maintenant), mais mon stage, lui, m’a menée vers le HPC.

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